La feta évoque pour moi le soleil de la Grèce, la tomate, l'été... Alors, comme les giboulées se suivent aujourd'hui, comme il grêle un 1er mai, j'ai eu envie d'associer cette douce feta à quelques carottes râpées, plus de saison, pour une salade colorée et revigorante.

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Une petite vinaigrette à base d'huile d'olive bien sûr, pour plus de chaleur, quelques raisins secs pour le contraste de couleur et de consistance, un peu de cette ciboulette de printemps aux brins et au goût si fins et de la feta évidemment, émiettée et non en dés qui la rendent pâteuse en bouche.

La feta présentée déjà découpée en dés dans un bocal d'huile est une ineptie pour moi. Le prix au kilo flambe, le fromage se gorge de ce gras qui lui fait perdre sa saveur si fraîche et agréable au palais. Ce n'est plus de la feta.

C'est d'abord par souci d'économie que j'achète les produits bruts plutôt que transformés. Il s'avère que, souvent, c'est bien mieux aussi gustativement et même diététiquement. Bref, faites vous-mêmes votre cuisine ! Mais là, je sais que je prêche des convaincus...

Pour en revenir à ma salade de carottes et feta, je me suis régalée.

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En fait, ce fromage doux et plutôt salé s'accorde encore mieux, je trouve, au croquant des carottes râpées qu'à la tomate bien molle, avouons-le. J'aime quand les consistances des aliments s'opposent. Tiens, c'est comme pour les caractères des gens. En fait, je préfère la complémentarité qui naît de la différence que l'union des semblables, si terne, si ennuyeuse à mon goût.

Une citation me revient : "Je n'écris pas pour dire ce que je pense, mais pour savoir ce que je pense." (Emmanuel Berl). Et c'est même valable quand on raconte une banale recette de cuisine. La cuisine serait-elle une métaphore, délicieuse, de la vie ?