Avec les beaux jours, revient l'envie de tartinades douces et gentilles sur des tranches de pain grillées pour un repas rapide ou un apéro sympa et léger. Et pas besoin d'attendre les aubergines et autres poivrons d'été, les légumes d'hiver conviennent tout à fait.

Caviar de céleri-rave au gomasio

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Une fois le céleri-rave cuit à l'eau, il suffit de le passer au mixeur ou, si comme moi, vous préférez garder des petits morceaux, l'écraser à la fourchette (le céleri ayant une chair plutôt aquatique - enfin, aqueuse pour ceux qui parlent français - je vous conseille de laisser quelques temps cette purée dans une passoire fine pour l'égoutter ou, plus simplement, de déposer des feuilles d'essuie-tout dessus qui absorberont une partie de l'eau).

Parfumez ensuite ce caviar de céleri-rave d'une giclée d'huile d'olive, une goutte de jus de citron, une pincée de cumin, quelques gousses d'ail passées au presse-ail (ou, si vous désirez une saveur d'ail moins prononcée, cuisez les gousses en même temps que le céleri), du basilic haché, du poivre et, pour finir, une volée de gomasio.

Etrangement, la saveur du céleri-rave est à peine perceptible. C'est donc la recette idéale pour ceux qui n'apprécient pas le goût de ce légume. Et ce caviar offre une tartinade qui change un peu. Enfin, pas autant que la seconde version qui m'est venue à l'esprit :

Caviar de céleri arrangé à ma façon

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Il me restait du céleri-rave cuit et, en ouvrant le placard de la cuisine, mon regard s'est posé sur le pot au couvercle rouge. Tiens, pourquoi pas ? Et me voilà en train de mélanger une cuillerée à soupe du pot avec de la purée de céleri. Pas d'épices, pas d'herbes aromatiques pour vraiment goûter la saveur de ce mariage. Simplement une bonne quantité de poivre, souverain pour servir de liant gustatif dans tous les plats sucrés-salés.

Verdict de cette expérience expérimentale : cette recette est tout à fait bluffante (et j'en suis la première étonnée...). Franchement, je ne crois pas que quiconque puisse déceler les deux ingrédients de ce caviar de pauvresse. Une texture douce en bouche, une saveur ronde et légèrement sucrée, on perçoit à peine un relent de cannelle. Bref, ma muse fut de bon conseil ce jour-là !