Vous ne connaissez pas ? Normal, ça vient de sortir ! Enfin, le terme flemme-food. Parce que le concept, lui, remonte certainement à la première femme préhistorique. J'aurais pu parler aussi de cuisine des paresseuses mais le terme était déjà pris.

Peu importe le nom d'ailleurs, je suis sûre que vous l'avez déjà pratiquée, cette flemme-food. Ces jours où on est pressé, pas envie, pas le temps de passer des heures en cuisine. Il fait chaud, le roman est prenant, les jeux avec les enfants sympa ou on préfère bloguer plutôt que d'éplucher ... les raisons (tout à fait justifiées !) ne manquent pas.

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Crépuscule  -  Mucha

Bien sûr, il existe les plats tout préparés industriels, toujours chers pour ce que c'est, trop salés, trop gras, trop pas terribles. Ou même, pour les prévoyantes, conserves et plats surgelés maison préparés aux jours fastes. Mais nous n'avons pas tous hérité du gène de la fourmi.

J'ai donc eu envie de parler de ces recettes rapides mais savoureuses à partir de restes ou de produits, conserves, surgelés de base (pâtes, riz, légumes nature, steaks hachés, poissons carrés, etc), ces recettes qui nourrissent tout en régalant, préparées en trois coups de cuillère à pot. Et comme ma cuisine de quat'sous est surtout de la cuisine quotidienne, on trouve déjà de la flemme-food sur ce blog. Par exemple, au hasard : la pizza de baguette, les galettes de chili con carne ou haricots rouges ou le welsh express.

Par contre, je ne sais pas encore sous quelle forme présenter cette nouvelle catégorie. Le but étant d'être utile, autant vous demander votre avis. Est-ce que je rajoute une étiquette Flemme-food aux recettes listées dans l'index de quat'sous, ou je décrète un jour Flemme-food comme mes vendredis végé en ressortant des archives d'anciens plats ? Si vous avez des idées, je suis preneuse.

Pour parler cuisine des mots, cette idée de flemme-food me trotte dans la tête depuis août 2009. Après la recette d'un tajine de poisson simplifié, je me demandais si ce genre de cuisine d'assemblage était bien utile à raconter. Les commentaires sur ce billet m'ont alors confortée dans mon choix, notamment celui d'Anita, du marin et si humain blog La Pêche à la Baleine (dont je conseille la lecture pour laver l'âme et/ou réveiller l'esprit), qui suggérait de créer une rubrique "feignasse-food", selon l'expression de Kozlika, m'a-t-elle expliqué plus tard.

Ce Feignasses Food Blog collectif dont rêvait Kozlika fut hélas mort-né. Aussi bien, ses règles strictes ne me correspondaient pas vraiment. Mes temps de cuisson sont déjà pifométriques, je me vois mal chronométrer une préparation de plat pour ne pas dépasser 7 mn. Et puis, ce mot feignasse est vraiment trop horrible. Il me rappelle marronnasse, bouillasse, pétasse et autre poufiasse (pour ne pas dire pire...), je déteste ce suffixe si péjoratif !

Tandis que le mot flemme est joli comme tout, je trouve même qu'il donne un air de poésie à la paresse. Visuellement, il a un air de famille avec femme. Il m'évoque aussi le flegme britannique, celui qui nous aide à affronter les incidents avec recul, sans trop se dépenser mais avec efficacité. Bref, il apporte à la flemme-food une féminité légèrement languissante qui me charme.

Bizarrement, cette expression de flemme-food m'est venue immédiatement à l'esprit en août 2009. Mais il m'a fallu plus de 11 mois pour pondre ce billet-ci. Ce qui montre accessoirement que la paresse, ça me connaît !