Il faut souffrir pour être belle, une affirmation que je ne connais que par ouïe-dire. Ces temps-ci, je teste plutôt le Il faut souffrir pour avoir moins mal, concept mis en oeuvre par mon kiné avec assez de succès, à mon grand étonnement. Pour alléger la séance de torture hebdomadaire, il utilise un cocktail France Musique et bavardages mais comme je ne suis pas du style à raconter ma vie aux gens (à l'exception notable de ce blog...), c'est lui qui fait les frais de la conversation, avec un net penchant pour les souvenirs.

C'est ainsi qu'à la Chandeleur, il m'a parlé des crêpes aux pommes de sa maman. Dans une pâte épaisse, elle râpait ou coupait en menus morceaux des pommes. Elle faisait cuire ensuite trois petits tas dans une poêle et le tout donnait des crêpes moelleuses à souhait. Et voilà comment je me retrouve à faire des crêpes aux fruits, un peu roussies car, je l'avoue, la pâte à crêpe n'est pas mon amie.

Crêpes aux pommes

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En fait, on dirait un peu des pancakes, la levure en moins :

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De toute ma vie, j'ai toujours fait la pâte à crêpes sans rien mesurer. Farine, oeuf, lait se mélangent à la va comme j'te pousse, selon l'oeil et l'inspiration du moment. Et ce n'est pas à mon âge canonique que je vais changer. Ah ben si, je peux tout de même vous proposer la pâte à crêpes sans oeuf de la petite souris verte. Et puis, vous avez bien une recette perso, non ? Le tout est de préparer une pâte à crêpe plutôt épaisse reposée durant au moins 1 heure avant d'y mettre les pommes en fines lamelles ou râpées :

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Et pour la cuisson, faites des crêpes genre blinis, elles seront plus facile à retourner qu'une grande. Après une séance de kiné, c'est un excellent goûter !