Quand elle est venue me voir, ma soeurette Cioranette a mangé ma tarte tatin pomme-rhubarbe en dessert mais, pour le plat, elle avait prévu sa cocotte déjà pleine. C'était tellement bon que je me suis levée de table avec mon assiette à la main et je me suis approchée de la fenêtre pour vous en garder une photo-souvenir :

blanquette-agneau

Je ne connaissais jusqu'alors que la blanquette de veau ou, variante économique, celle de dinde. Entre les deux, voici celle d'agneau et c'est un régal ! Enfin, surtout cuisinée par Cioranette.

Son boucher à Bruxelles vend cette viande sous l'appellation "blanquette d'agneau". Je pense qu'on peut prendre les mêmes morceaux que pour un tajine, c'est à dire collier, jarret ou, mieux, épaule sans os (tout bien pesé, mine de rien, la viande sans os est souvent moins chère).

Cioranette prépare d'abord un bouillon parfumé avec un oignon + clous de girofle, bouquet garni. Elle y plonge la viande en morceaux, écume si nécessaire puis laisse cuire un petit temps (la cocotte-minute est plus rapide). Ce n'est qu'ensuite qu'elle ajoute les légumes (carotte, poireau, navet) pour qu'ils ne deviennent pas purée.

Elle finalise la recette avec une sauce blanche préparée grâce au bouillon dégraissé. Servir brûlant avec des pommes de terre vapeur et du persil ciselé.

Par rapport à la blanquette de veau, celle d'agneau est à la fois plus goûteuse et tendre. Voyez comment les morceaux se coupent avec juste la fourchette :

blanquette-agneau-morceau

Ah, que j'aime quand ma soeur s'invite chez moi !