Certes, la focaccia est un pain italien mais elle a profité du pont de l'Ascension pour s'en aller dorer sous le soleil du Maroc.

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De son Italie natale, ma focaccia a gardé ses tomates cerises en boîte (celles-ci viennent d'un supermarché italien de Bruxelles mais j'en ai vu à Auchan). Du Maroc, elle a rapporté le raz el hanout, les graines de nigelle et la Vache qui Rit. Vous trouvez que ce fromage ne fait pas très marocain ? Figurez-vous que le plus grand consommateur au monde de la Vache qui Rit n'est pas la France mais bien le Maroc ! Eh, c'est bien pratique pour un pays chaud, un fromage économique qui se conserve à température ambiante. Pour les herbes, de la coriandre aurait été plus indiquée mais, faute de mieux, je l'ai remplacée par les premières feuilles de marjolaine qui pointent dans mon jardin.

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Comme pour toute focaccia, le point de départ est une simple pâte à pain parfumée ici généreusement de raz el hanout. Une fois levée, étalez au double de la surface finale désirée. Badigeonnez la moitié de Vache qui Rigole, pliez en deux puis repos à nouveau.

Ensuite, pendant que le four préchauffe à 200-210°C, parsemez la focaccia de graines de nigelle et de feuilles de coriandre (ou marjolaine...) en appuyant pour les souder à la pâte. Faites des trous avec le bout des doigts et enfoncez les tomate cerises. Une giclée d'huile d'olive et enfournez pour ... le temps qu'il faut (il dépend de la puissance du four et de l'épaisseur de la focaccia). Dégustez tiède, ou comme il vous plaira.

Pour varier les plaisirs, préparez donc une focaccia plus classique avec mozzarella et olives ou une autre métissée belgo-italienne. Si les parfums marocains vous séduisent, essayez alors le pain garni à l'oriental.