Inexorablement, la glace fond aux pôles Nord et Sud. Un jour, et il n'est plus très lointain, l'Antartique ne sera plus blanc. Alors, dépêchons-nous de croquer les pingouins tant qu'il en reste (même, si en fait, il s'agit de manchots puisque les véritables pingouins volent...).

Mon Pingouin en folie

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Certes, mon pingouin est assez moche (il a dû avaler trop de poissons aromatisés aux métaux lourds) mais le nom de cette recette de cuisine était trop drôle, il fallait absolument que je la fasse ! En plus, contrairement à ce que racontaient nos parents, c'est très utile de s'amuser avec la nourriture puisque j'ai découvert là une savoureuse manière d'accommoder le boudin noir, avec ou sans déguisement pingouinesque.

La recette de ces pingouins en folie est tirée d'un de mes vieux grimoires, un cahier de cuisine déniché sur une brocante cet été :

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En version quat'sous et simplifiée, j'ai pris, par personne, une escalope de dinde bien fine et un boudin (mais un demi suffirait). Le boudin est déshabillé de son enveloppe puis mélangé avec 1 cs de chapelure, du persil haché et surtout, beaucoup de poivre. Le boudin est ensuite empapillotté et ficelé dans l'escalope en tentant de faire, ou non, une forme de pingouin.

A défaut de plaque électrique à palpeur (je me souviens très bien que ma mère en avait une mais non programmable dans les années 70-80), j'ai cuit mon pingouin au gaz avant de le présenter, déficelé, sur une banquise d'écrasé de pomme de terre et affublé de 2 amandes effilées et un bec en carotte taillée.

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J'aime beaucoup le boudin, excellent pour remonter notre taux de fer dans le sang. L'industriel est économique mais plutôt fade et c'est bien de pouvoir ainsi le relever à son goût. Si je vous recommande cette recette c'est que, à l'abri de l'escalope, il n'est pas sec du tout après cuisson.

Bien sûr, on pourrait aussi le préparer en parmentier mais, à part le croustillant de la croûte doré, ça donne du mou sur mou. Tandis que là, la texture onctueuse du boudin noir se marie délicieusement à la viande, c'est bien meilleur !

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J'en reviens à ce vieux cahier de cuisine et ses découpages choisis par une inconnue que je baptise arbitrairement aujourd'hui :

Le cahier de cuisine de Tatie Jeanne

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Je ne connais pas de Jeanne, je n'ai jamais appelé mes tantes Tatie, c'est juste pour faire la paire avec les classeurs de Mamie Soupe.

En plus des recettes tirées de magazines d'époque, 1970-1980 à vue de nez, on y trouve des recettes de marques alimentaires :

Imperial

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Alsaglace

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Ce sachet métallisé me dit vaguement quelque chose. J'ai dû le voir dans ma jeunesse, j'ai l'image floue d'une poudre à mélanger avec du lait avant de la glacer au freezer dans un bac à glaçons. Peut-être que vos souvenirs seront plus précis...

J'ai bien ri en revoyant cette chère Denise Fabre avec ses épaules cadrées années 80 :

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Denise et Michel Oliver officiaient dans les pages magazine de Télé 7 Jours, je m'en souviens très bien :

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Et "votre vie" en ces temps reculés ne se vêtait pas de la même mode qu'aujourd'hui :

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Ah, ces coupes de cheveux mémorables !

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Et ces publicités qu'on a vues pendant des années et des années car, à l'époque, les marques étaient moins nombreuses et les campagnes de pub duraient plus longtemps :

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Ah, les barils ronds de lessives ! Ceux qu'on transformait en poubelles, en meubles pour poupées, berceaux et armoires, etc. Que peut-on bien faire avec le contenant en plastique d'une lessive liquide ????

Oh, le côté fabuliste des pubs Eram, j'adorais !

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Et puisque nous sommes dans un blog culinaire, terminons par la convivialité de la table française ... avant la loi Evin :

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