C'est la première fois qu'on parle de télé sur ce blog, je crois. Ce n'est pas franchement mon loisir préféré, je ne capte même pas 10 chaînes chez moi, je suis privée de TNT et mon écran fonctionne encore avec un tube cathodique, c'est tout dire. A la place, je lis des polars ... ou je fais la cuisine.

De temps à autre, pourtant, je me fais avoir et c'est ainsi que, depuis deux lundis, je suis accro à Broadchurch sur France 2. Je suis totalement subjuguée par cette série sans comprendre vraiment pourquoi.

Certes, il y a le charme anglais, l'équivalent en images de la "nice cup of tea", une ambiance reposante, so british. Et puis, cette superbe falaise qui revient sans cesse à l'écran, la plage de galets, la mer. Mais bon, cette enquête sur l'assassinat d'un gamin de 11 ans se traîne pitoyablement. Sans compter l'intrigue cousue de fil blanc avec sa liste de suspects longue comme le bras, innocentés au fur et à mesure.

Par exemple, le père sans alibi pour la nuit du meurtre, on se doutait bien qu'il était parti courir la prétentaine. Il aurait choisi un gros routier poilu, cela aurait été un peu original. Mais non, sa femme est brune, il a donc fauté avec une blonde sexy. Pfff, bonjour la surprise ! Et ce pauvre vieux dans les épisodes d'hier, condamné jadis pour crime sur mineur, c'était couru d'avance qu'il était de bonne moralité et serait poussé au suicide. Et bien, ça n'a pas manqué. Quel suspense, n'est-ce pas ?

Le pire, c'est que je pense avoir deviné le coupable, chose rédhibitoire pour moi dans une histoire policière car cela montre, à mes yeux, que le scénario est mal fait. Pourtant, la semaine prochaine, je verrai avec tristesse la fin de Broadchurch. Je regretterai surtout l’inspecteur Alec Hardy, tellement antipathique. J'adore les gens antipathiques, enfin quand ils ont, comme lui, une faille, que dis-je, un gouffre. Tous les autres personnages ne sont que clichés à mes yeux, trop humains, trop "bien" dans leur rôle.

Bref, j'ignore pourquoi je suis tellement fascinée par Broadchurch. Enfin, le pourquoi n'a que peu d'importance, non ?

Cette longue intro perso, c'était juste pour aboutir au générique de fin que j'adore !!!!! Et là, je sais pourquoi : j'ai un petit, voire un gros faible pour les musiques lancinantes. La BO de Broadchurch a été composée par un Islandais, avec cette magnifique chanson, mélancolique à souhait :

So Close - Ólafur Arnalds

Youtube propose une autre vidéo plus en accord avec l'atmosphère du morceau mais je crains que les images ne soient un peu trop hard pour être présentées sur un blog culinaire. Elle met en scène juste un couple, pas hard au sens porno du terme, disons plutôt qu'il s'agit de viande saignante. Ce clip de 3mn50 ayant été mis en ligne le 31 octobre 2013, à Halloween, c'est un peu normal.

Je ne comprends pas l'anglais, je suis juste sensible à l'émotion de la musique et cette chanson m'a immédiatement rappelé un morceau du Velvet de 1967, comme si ce So Close islandais était une version 21ème siècle de...

Venus in Furs - Velvet Underground

Ah, que j'aime ces ponts, ces sauts de la falaise, entre hier et aujourd'hui...