Une gibelotte de lapin, ça vous dit ? Un beau lapin cuisiné aux petits oignons avec champignons de Paris, lardons, arrosé de vin blanc et bouillon, voilà un plat qui vous réchauffe le corps et le coeur :

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Pour tester des recettes régionales du patrimoine culinaire français, je m'en fus fureter dans la table des matières de mon bouquin de cuisine, Cuisine Moderne et Vieilles Recettes - 1962 :

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Là, au chapitre des Volailles et Lapins, parmi les Recettes des provinces françaises, j'ai trouvé ce plat avec, entre parenthèses, l'indication Île de France:

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Comme à mon habitude, j'ai adapté la recette de cette gibelotte à ma mode :

N'ayant pas une grande famille à nourrir, j'ai acheté une barquette de 4 râbles de lapin et non une bestiole entière (le râble est mon morceau préféré et il était à -50% pour cause de péremption approchante, argument de choc dans la cuisine de quat'sous).

Plutôt que des petits oignons, j'ai choisi la facilité avec un gros oignon à hacher. Et je l'ai fait revenir avec les lardons avant qu'il parte dans la sauce du lapin.

J'ai supprimé le flambage à l'eau-de-vie et j'ai mis plus de liquide. D'ailleurs, entre l'oignon bien doré et mon bouillon maison fort foncé, la sauce de ma gibelotte a atteint une jolie teinte caramel que je n'attendais pas.

Ensuite, c'est le drame ! Toute chamboulée par mon appareil photo avec son objectif en érection permanente et son écran muet (non, monsieur le réparateur, je ne suis pas allée à la plage en plein mois de mars me vautrer dans le sable avec lui, aucun grain ne bloque son mécanisme, non mais dis donc !),  j'ai zappé la photo du lapin dans sa jolie cocotte en fonte rouge puis j'ai oublié de rajouter dans l'assiette les croûtons dorés à la poêle qui attendaient silencieusement dans leur soucoupe.

Snifff, mon bel appareil photo de la fête des mères m'a posé un lapin sur cette recette. En échange, l'ancien que j'ai sorti de la naphtaline, et heureusement encore qu'il lui restait un peu de jus dans la batterie, m'a offert un lapin bien grisâtre. Enfin bon, dans deux à trois semaines, je devrais retrouver mon beau fougueux aux photos nettement plus lumineuses.

Arrêtons là ces histoires de panne et revenons à nos lardons et champignons :

Pour 2 à 3 personnes :

4 râbles de lapin - 1 gros oignon - 75 g de lardons fumé - 200 g de champignons de Paris - 2 cs de farine - 10 cl de vin blanc sec - 15 cl de bouillon - 1 gousse d'ail - 1 bouquet garni - croûtons frits

Pour ne pas claquer ma cocotte en fonte toute froide sur un feu trop vif, je fais revenir la viande dans une grande poêle, où elle est plus à l'aise d'ailleurs, tandis que la cocotte chauffe doucement à côté avec un fond d'eau.

Quand les morceaux de lapin sont dorés de toutes parts, je les transvase dans la cocotte chaude, en ayant retiré l'eau évidemment.

Saupoudrez alors de farine en ajoutant de la matière grasse si nécessaire. Laissez cuire quelques minutes pendant que l'oignon haché dore à son tour dans la poêle.

Ajoutez l'oignon au lapin avant d'arroser du vin blanc et du bouillon. Mélangez, ajoutez la gousse d'ail écrasé et le bouquet garni. Laissez mijoter 30 mn.

Pendant ce temps, faites dorer des croûtons dans la même poêle (et pas besoin de la nettoyer entre deux). Réservez dans une assiette.

Faites sauter les champignons de Paris émincés avec les lardons toujours dans la même poêle. Ajoutez-les ensuite au lapin après les 30 mn et laissez cuire encore 30 mn.

Servez bien chaud. Sans oublier les croûtons ! 

Et pourquoi ai-je eu l'idée de cuisiner une recette d'Île de France ? Pardi, pour participer au jeu culinaire "Nos Régions ont du Goût " organisé par la Nonna de L'Alchimie des mets.

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