15 décembre 2009
Robot et Caviar
Comme chaque blogueuse culinaire, j'ai des principes. Enfin, j'avais des principes. Parce que, comme Oscar Wilde, je peux résister à tout sauf à la tentation.
Alors, quand le site Rue du Commerce m'a proposé un cadeau-test en électroménager, j'ai hésité certes, mais seulement 48 secondes. Pas une de plus. Eh oui, on n'a jamais assez d'ustensiles de cuisine et un splendide robot ménager comme celui-ci qui vous fait les yeux doux, comment ne pas lui céder sa vertu illico presto ?
A la fois multi-fonctions et compact, très pratique dans ma mini-cuisine, c'est exactement l'ami qui me manquait. Il faut dire que mon robot actuel a vingt ans d'âge. Il ne comporte pas de blender, ni aucun accessoire d'ailleurs, pas même un couvercle car c'était un modèle d'exposition en solde... Quelle bonne excuse, n'est-ce pas ? En tout cas, si vous trouvez que j'exagère d'avoir ainsi vendu La Cuisine de Quat'sous au grand capital, n'hésitez pas, jetez-moi des tomates ! (euh, pas trop pourries les tomates, s'il vous plaît, que je puisse en faire de la bonne soupe dans mon beau blender)
Je me découvre donc vénale et, pour fêter cela, rien de tel qu'une louchée de caviar. Végétal tout de même, pour faire un peu pénitence...
Caviar d'artichaut
Les artichaut frais en décembre, ce n'est guère de saison. Pour un choix plus écolo et surtout plus rapide, j'ai préféré des fonds d'artichaut en boîte.
Pour leur enlever le goût de conserve, faites-les blanchir 1 ou 2 minutes, voire plus si vous les trouvez trop fermes. Rincez à l'eau fraîche et égouttez. Ensuite, c'est le robot ménager qui fait tout :
Mixez les fonds d'artichaut avec une gousse d'ail, une giclée de vinaigre balsamique, une pincée de cumin et une volée de poivre. Ajoutez peu à peu l'huile d'olive jusqu'à la consistance désirée. Simplissime, non ?
Et en fin de mixage, la spatule en silicone est parfaite pour racler les parois :
Un dernier conseil : avec tout l'argent que vous économiserez sur vos repas de fin d'année grâce à mes idées de recettes festives et économiques depuis le 1er décembre, si vous n'avez pas dans votre cuisine un robot ménager digne de ce nom, offrez-vous en un. Vous le valez bien !
13 décembre 2009
Balade à Dunkerque
Pour changer de Lille, partons pour une promenade venteuse mais vivifiante dans les rues de Dunkerque où je n'avais jamais mis les pieds avant aujourd'hui. La découverte commence sur les quais, devant le musée portuaire où reste à demeure la Duchesse Anne, le plus grand voilier conservé en France, 92 m de long.
La Duchesse Anne
Son grand mât d'une hauteur vertigineuse de 48 m :
Dunkerque fut détruite à 70% durant la seconde guerre mondiale et reconstruite dans le lourd style bétonneux des années 50. Voici donc une maison comme il en reste peu, très peu dans la ville :
La Tour du Leughenaer
vestige du 15ème et remaniée au fil des siècles
L'Hôtel de Ville
début du 20ème
L'arrière du bâtiment ressemble à une église, je trouve :
Il abrite une porte monumentale, souvenir des fortifications de Vauban :
Le Beffroi du 15ème siècle qui possède un carillon de 48 cloches (vous ne l'entendez pas ? Pourtant, il sonnait quand j'ai pris la photo - j'adore le son cristallin des carillons...)
Dieu que c'est haut, 58 mètres !
A l'origine, ce beffroi était relié à l'église Saint-Eloi et lui servait de clocher. Un incendie les a séparés en 1558 et ils se regardent maintenant en chiens de faïence, de chaque côté de la rue.
Mais vus de l'arrière de l'église, ils retrouvent leur complicité d'antan :
La façade de l'église Saint-Eloi fut restaurée de 2001 à 2008 en gardant toutefois les impacts de balles et les traces des combats dont elle fut le témoin :
Même si la photo le traduit mal, je peux vous dire qu'un vol de mouettes au dessus d'une église a une tout autre allure qu'une nuée de pigeons.
On ne pouvait oublier Jean Bart, le plus célèbre des dunkerquois. Corsaire du roi Louis XIV, après les Anglais, le voilà qui défie de nos jours et à contre-jour Noël et ses sapins :
Terminons par la porte de la Marine qui, d'après le baratin pour touristes, s'ouvre maintenant sur un parc.
Et pourtant, juste derrière, c'est bien un centre commercial flambant neuf qui tient la vedette !
28 novembre 2009
Ciel, mes chevilles enflent !
Un peu de bling-bling doré dans la Cuisine de quat'sous grâce à cette récompense qu'ont eu la gentillesse de me décerner les deux blogueuses de Recettes Mamie Conte et Ca se mange ? Merci à elles pour cette distinction qui fait bien plaisir, ma foi.
En échange, je dois divulguer 7 infos inconnues à mon sujet :
Le rose est ma couleur préférée.
Je déteste les roses.
J'aime assez un filet de maquereau fumé avec une tasse de Lapsang Souchong pour un petit déj plein d'énergie.
Je coupe moi-même mes cheveux (et je ne risque pas de gagner un jour le prix des Ciseaux d'Or...).
J'adore l'Art Nouveau.
En découvrant l'hypnotique La Superbe, je me suis surprise à apprécier cette tête à claques de Benjamin Biolay. C'est quand même un sacré bon arrangeur, enfin, à mes oreilles non musiciennes... La première version de cette chanson n'a d'ailleurs pas le même impact, je trouve.
Je dors au pays des Pharaons :
A mon tour de décerner ce prix à 7 blogueuses que j'apprécie. Elles le transmettront si l'envie leur en vient, l'important est que vous puissiez découvrir ces cuisines de femmes toutes différentes mais toujours inventives que ce soit au quotidien ou les grands jours.
Les petits plats de Nathalie
Le blog de Coriandre and cie
Recettes en blog
Bec sucré, bec salé
Binôme Gourmand
Saveurs lozérienne
Les horizons d'Ewa
11 novembre 2009
L'église romane de Reilhac (Dordogne)
Novembre est un bon mois pour ressortir ses photos de vacances, surtout quand elles ne sont pas très gaies.
C'était en Dordogne, le 14 juillet 2009, en fin de journée. Séduits par les prospectus de l'office de tourisme du coin, nous étions devant l'église romane du Xème siècle à Champniers Reilhac (à ne pas confondre avec l'église romane, elle aussi, de Reilhac dans le Cantal). Pour avoir une petite idée du discours louangeur, voyez le site du Périgord Vert.
Eglise Saint Paul de Reilhac - Dordogne
Effectivement, c'est une église splendide qui affiche toute la beauté austère de l'art roman (désolée pour mes pauvres qualités de photographe qui lui rendent si piètre hommage). Et dans un cadre tout à fait charmant :
En faisant le tour de l'édifice, on commence à découvrir quelques soucis :
Je me demande : cet arbre qui plonge ainsi ses racines entre les pierres de cette église millénaire, c'est à lui que font allusion ceux qui évoquent régulièrement les racines chrétiennes de la France ?
Hélas, à l'intérieur, le constat n'est guère plus réjouissant. Et je précise que c'est quasiment au péril de ma vie que j'ai fait pour vous ce reportage : un nid de guêpes bourdonnantes montait la garde à l'extérieur, au-dessus du porche.

(crédit-photo à mon compagnon de voyage)
Heureusement que les fonts baptismaux, taillés dans un seul bloc de granit, sont capables de résister à tous les outrages.
Ils ne craignent pas l'humidité qui règne ici même en plein été :
En fait, cette pauvre église a bien perdu de son lustre depuis la belle époque où elle était le siège d'une commanderie des Templiers au 13ème siècle. Elle est même totalement abandonnée par l'Eglise.
Quelques âmes chrétiennes ont juste déposé sur l'ancien autel un Enfant Jésus, des fleurs et des bougies. Ils ont aussi créé dans un recoin un autel à la Vierge avec une Notre-Dame de Lourdes en plastique :
Le trou que vous apercevez entre les deux volées de marches est une fontaine de dévotion.
Les fontaines de dévotion, fort répandues dans le Limousin voisin, sont des sources aux vertus bienfaisantes. Habituellement situées à l'air libre, elles guérissent toutes sortes de maux, des furoncles aux rhumatismes en passant par la stérilité ou les maladies du bétail. Dieu, comme ses prédécesseurs païens, veille sur son troupeau...
La fontaine de dévotion de Reilhac se trouve directement sous le choeur de l'église et elle est réputée pour guérir les enfants de la peur. Et j'y crois ! Parce que là, vous voyez l'entrée éclairée par le flash. En réalité, il y fait un noir d'encre. Je n'étais déjà pas très rassurée dans l'atmosphère lugubre de cette église, jamais je ne serais descendue là-dedans même avec une torche. Alors, le gamin qui ose y entrer seul, c'est sûr et certain, il n'aura plus peur de rien de toute sa vie.
Voilà le témoignage que je voulais laisser dans la mémoire du web sur la réalité en 2009 de l'église de Reilhac. Parce que j'ai beau être athée et pour une République laïque, je suis horrifiée par ce morceau d'histoire de France que l'on laisse ainsi mourir. Une église qui a survécu à moult guerres et même à la Révolution Française, ce n'est plus simplement un édifice religieux et elle mérite mieux que l'oubli selon moi.
Vous me direz que les caisses de l'Etat sont vides. Certes. Mais par exemple à la lecture du dernier rapport de la Cour des Comptes, on se rend bien compte qu'il y reste toutefois quelques piécettes pour des dépenses bling-bling de prestige (et quelques millions d'euros de vaccins qui resteront sans doute dans les frigos). Si Paris vaut bien une messe, pourquoi Reilhac ne vaudrait pas une douche ?
Comme la France ne connaît pas actuellement de problème plus important et concret, les hautes instances de l'Etat nous invitent à discourir sur l'identité nationale. Discourons donc...
Même sans être catholique, j'estime que l'identité nationale passe par le respect du patrimoine chrétien de ce pays. L'état de délabrement de cette église romane de plus de mille ans est une véritable honte à mes yeux. Mais la France du 21ème siècle n'est plus celle du 11ème. Et je trouve tout aussi honteux que les musulmans de ma ville, citoyens français pour la plupart, s'entassent tous les vendredis dans des préfabriqués en ruine parce que l'administration traîne à délivrer des permis de construire pour des mosquées dignes de ce nom.
Eh, c'est tout l'avantage d'avoir choisi la cuisine comme religion : un minuscule plan de travail de 50 cm, coincé entre le gaz et l'évier, me suffit à dire ma messe quotidienne et préparer la communion avec vous dans les plaisirs de la chère.
17 octobre 2009
Devinette de lundi : la réponse !
Mais, qu'était-ce donc que cette forme noire que je présentais comme une partie de ma dernière trouvaille en brocante ? Félicitations pour votre perspicacité, la plupart d'entre vous y ont bien reconnu un phare. Plus précisément, j'avais photographié le plateau en bois d'un ensemble de raviers en faïence en forme de phare, d'une hauteur de 30 cm.
Cet ustensile amusant m'a de suite séduite pour son côté insolite, je n'en avais jamais vu de tel. Je l'imagine très bien avec des petites tartinades, à base d'algues ou de poisson bien sûr.
Merci à toutes pour votre participation ! Notamment aux deux lectrices à l'imagination fertile et/ou l'humeur belliqueuse voyant plutôt dans cette silhouette noire le marteau de Thor ou Excalibur, ce qui a ravi mon âme d'enfant amoureuse des légendes et autres récits mythologiques.
12 octobre 2009
Devinette
Sniffff ! Hier matin, c'était ma dernière brocante de la saison. Finis les trésors de quat'sous dont l'accumulation me donne si bien le sentiment d'être riche. Il me faudra attendre le printemps pour d'autres découvertes.
Comme un souvenir de mes plaisirs de chineuse, je vous propose une devinette. Voici une partie du dernier achat que j'ai fait pour 10 balles du siècle dernier :
Alors, qu'est-ce donc ? Sachant bien sûr que, comme nous sommes sur un blog culinaire, le contenu peut s'avaler. Et j'ajoute un indice : on trouve plutôt cet objet à proximité d'un milieu humide.
Réponse dans quelques jours...
06 octobre 2009
Tag en rouge
Neige du savoureux blog Tambouille Tout ... m'a tagguée en rouge. C'est à dire que je suis censée vous présenter une mosaïque de 7 photos d'objets rouges vivants chez moi.
Sauf que j'ignore totalement comment on fait une telle mosaïque. Tant pis, vous vous contenterez d'un défilement classique. Et puis, je n'aime guère le rouge mais comme j'habite un véritable bazar - souk - capharnaüm (aucune mention n'est inutile), j'ai facilement déniché 7 objets de la couleur requise.
Dans la cuisine tout d'abord :
Une des nombreuses boîtes à thé que je collectionne depuis des années et qui préservent mes épices de la lumière. La seule rouge, d'ailleurs, qui contient mon shichimi maison plutôt rouge lui aussi.
La poudre de tomate qui vient du Maroc et qui se cache normalement dans une boîte à thé verte.
Mon premier livre de cuisine que l'on m'a offert à 15 ou 16 ans. Il faudrait que je vous en raconte une recette ou deux, un de ces jours...
La cigogne en peluche qu'un ami m'a rapportée d'un déplacement professionnel en Alsace. La pauvre attend toujours désespérément de pouvoir illustrer la recette que je n'ai toujours pas faite à l'aide de ma belle râpe à spätzle. (Que signifie procrastination, déjà ?)
La bouteille thermos vintage que j'ai chinée à 20 centimes sur une brocante il y a 2 semaines. Quand les frimas seront venus, elle va me permettre de tester la coutume chinoise de boire de l'eau chaude tout au long de la journée (eau chaude pure, sans sucre, ni plante, ni jus de citron ou autre).
Un des nombreux protège-cou de frileuse qui m'accompagnent 10 mois de l'année. Celui-ci est d'un coton si doux, je l'adore !
Pour mon plus grand plaisir de d'entasseuse invétérée mais pauvresse, les gens de mon entourage ont l'habitude de se débarrasser chez moi des objets qui les encombrent. Ce sac en est un parfait exemple. Perso, je ne l'aurais pas choisi vu sa couleur rouge vif mais j'avoue qu'il me plaît beaucoup à l'usage.
Voilà donc ma vie en rouge. Je passe maintenant le relais à 7 blogueuses qui le transmettront à leur tour, si elles le souhaitent bien sûr :
Du parti des myosotis
Saveurs Lozériennes
Panique en cuisine
Blog à 2
Friouchette et ses petits bonheurs
De la course des nuages
Ca se mange...
22 septembre 2009
Algues et marée
Dulse, wakame, nori, kombu royal et laitue de mer, voilà les créatures étranges et inconnues que m'a généreusement envoyées Alice Merveilles du très chic et parisien blog Mange-moi.
Elle en avait pas mal et, ne sachant pas trop quoi faire de toutes ces algues, elle s'est dit que je pourrais peut-être m'en inspirer pour quelques recettes de derrière les dunes. J'espère ne pas trop la décevoir.
En attendant, ça sent délicieusement la mer chez moi. Je sens que je vais me marée... Merci merveilleuse Alice !
13 septembre 2009
Tajine et poudre de tomate
Certains racontent que le Père Noël habite une froide contrée nordique. Peut-être bien, je ne sais pas. En tout cas, il a de la famille au Maroc car voilà ce que Najat (prononcez Najète) m'a rapporté de son généreux pays :
Sous son couvercle conique comme une hotte, ce plat à tajine individuel cachait ses trésors parfumés. Un poivre gris odorant comme je n'en ai jamais senti (et pourtant, je mouds mon poivre en grains au fur et à mesure), des petits sachets de colorant jaune pour mettre du soleil dans tous les plats, un mélange d'épices inconnu choisi et moulu par la mère de Najat (le français de Najat étant hésitant et mon arabe inexistant, ce mélange restera donc un mystère) et une poudre sableuse d'un rouge profond.
Poudre de tomate
J'ignorais totalement l'existence de ce produit mais je l'adore déjà. La photo rend hélas mal le rouge si lumineux, si joyeux de cette poudre. Le goût est légèrement acidulé et son pouvoir colorant vraiment fort, mes doigts s'en souviennent...
Ah, comment voulez-vous qu'avec de tels cadeaux mon imagination culinaire tarisse ?
09 septembre 2009
Coup de coeur pour Polar Mag
Je n'aime pas du tout la viande saignante ... sauf quand elle est humaine.
Rassurez-vous, je la consomme exclusivement en noir sur blanc, dans les pages des romans policiers qui entrent par piles chez moi. Et ce sont les histoires de serial killers colorées à l'hémoglobine qui ont ma faveur, ces enquêtes au sein de mondes cruels qui me font paradoxalement oublier, le temps d'un livre, la réalité du nôtre.
Heureusement, ce genre littéraire comporte bien d'autres styles. Il est d'ailleurs aussi riche d'univers et de nuances que le domaine de la cuisine et chaque lecteur peut donc y trouver recette à son goût. Il faut juste savoir où chercher. C'est pourquoi j'avais envie de partager avec vous cette récente découverte : Polar Mag
Il s'agit d'un site dédié au polar sous toutes ses formes. Depuis peu en ligne, il propose une base de données déjà étonnamment riche puisqu'elle répertorie plus de 6000 ouvrages. Ce que j'y préfère, c'est la classification par thèmes qui vont du thriller écologique à l'enquête ethnique en passant par l'humoristique déjanté ou le policier historique du 17ème siècle, sans oublier la gastronomie bien sûr. Quand je vous dis que tout lecteur peut trouver un polar à son goût... D'autres classements sont tout aussi intéressants, par lieu d'action, héros récurrent, etc.
Bref, je trouve ce site fort complet surtout qu'il offre la possibilité de vous exprimer en donnant votre avis sur les romans présentés. Je voudrais juste vous prévenir de cette ambiance un peu sombre qui vous changera de l'univers fleuri, si rose bonbon des blogs féminins et de la navigation un peu déroutante au début pour les coincés de l'informatique comme je le suis. Je tiens donc à partager avec eux ce truc qu'on m'a donné : dans les tableaux, les colonnes titre et auteur sont entourées de deux flèches. En cliquant sur l'une ou l'autre, on obtient un classement par ordre alphabétique ascendant ou descendant (fort pratique quand on sait y faire...).
Alors, convaincu ? De la même manière qu'il existe au moins une recette de quat'sous qui vous plaira, il y a quelque part, sur un rayonnage, un roman policier qui vous attend pour vous régaler l'esprit. Et Polar Mag vous mettra sur sa piste.




















































