7 jours en Ecosse - Jour 2
Après le Jour 1, voici tout logiquement le Jour 2 de notre séjour en Écosse, le dimanche 7 avril 2013 :
Linlithgow - Glencoe - Fort William
Nous avions donc dormi dans un B&B à Linlithgow, à 20 km de l'aéroport d'Edimbourg et nous voilà partis en direction de Fort William pour une belle journée de route, plus de 200 km. En roulant à gauche, évidemment ! Avec les nombreux arrêts et la circulation très chargée (à cause du relief, ça manque de routes en Écosse et elles ne sont pas très larges, surtout pour les camions qui roulent à toute berzingue, même le dimanche), nous avons mis plus de 7 h.
A Stirling, nous quittons la M9 (celle qu'emprunte parfois, il me semble, l'inspecteur Rebus de l'Ecossais Ian Rankin) pour la A84. Là, après Callander, nous longeons notre premier loch :
Loch Lubnaig
Une atmosphère calme et sereine, une eau profonde où les berges se reflètent comme dans un miroir et au lointain, les monts enneigés que l'on aperçoit à travers les brumes (en vrai mais pas sur la photo, dommage pour vous !). Des lacs, j'en ai vu plein dans ma vie et, petits ou grands, je les aime tous. Il faut pourtant reconnaître que les lochs écossais, c'est tout autre chose. Aussi indéfinissable que merveilleux.
Nous rejoignons l'A85 et faisons un petit crochet pour suivre la proposition de plusieurs guides touristiques et admirer....
Les chutes de Dochart à Killin
Bôf ! Ce ne sont pas des chutes, juste quelques rapides sur une jolie rivière qui coule au milieu d'un village assez pittoresque, il faut le reconnaître, et qui mérite le détour. C'est là que nous découvrons que toute l'Écosse est parsemée de toilettes publiques gratis, hyper propres, avec papier, savon et même tables à langer. C'est peut-être un détail pour vous mais, moi, j'ai goûté mon confort pendant mon séjour !
Le village de Killin
Après cette petite balade dans Killin, nous reprenons la route et bifurquons sur l'A82. Des monts, de la neige, des virages, c'était beau, certes, mais rien de transcendant. Ces paysages commençaient d'ailleurs à navrer mon compagnon de voyage. Quoi ! L'Écosse, les Highlands, c'est ça, c'est seulement ça ? Oui, les touristes font parfois la fine bouche...
Et puis plus loin, en avant-poste du Glen Coe, nous sommes tombés en pâmoison devant ces étendues de tourbières colorées par le vert des lichens, encadrées par les montagnes de neige chapeautées, avec le sentiment qu'un troll allait surgir de derrière un rocher ou d'un trou d'eau. La magie de l'Ecosse commençait à opérer.
C'est là que j'ai compris qu'aucune photo, qu'aucune image ne peut rendre compte de la magie des Highlands. Il faut y être. Pour vous donner une comparaison plus parlante, c'est comme le gouffre qui existe entre une photo culinaire, aussi sublime soit-elle, et la dégustation d'un plat accompagnée des effluves, des saveurs et du plaisir en bouche. Rien à voir car la cuisine, ça se mange et pas seulement avec les yeux.
Les Highlands, il faut les voir pour y croire. J'ai adoré les découvrir en ce mois d'avril avec ces herbes jaunies, les bruyères brûlées par l'hiver, les sommets couronnés de blanc !
Ensuite, après de jolies chutes (des vraies !), c'est l'entrée dans Glen Coe, la magnifique ! (glen = vallée)
Notre premier coup de coeur en Ecosse, Glen Coe
Ce sont des vues depuis le parking (le second sur la route en venant de l'est), on peut en descendre facilement vers le chemin de randonnée tout en bas. J'y consacrerai un billet plus long même si, je me répète, aucune photo ne peut traduire ce sentiment de plénitude devant cette nature forte, rude et éternelle.
En fin de séjour, avec notre anglais mauvais et hésitant, nous avons raconté à un Écossais que Glen Coe nous avait enchantés. Il a alors mis son poing droit sur le coeur en soupirant : Glen Coe ! Ce simple geste et les étoiles qu'il avait dans les yeux disent mieux que des mots ou des images la magie de ce lieu à nul autre pareil.
Hélas, il a fallu quitter ce pur enchantement avec, déjà, l'envie de revenir quand l'herbe sera verte, les bruyères en fleurs, les arbres feuillus (si, si, il y a quelques bosquets de bouleaux !). Avant l'arrivée à Fort William, voici notre premier loch marin avec ses vagues qui clapotent (les lochs écossais sont soit des lacs d'eau douce, soit des fjords marins) :
Loch Linnhe
En fait, nous ne sommes jamais entrés dans Fort William, notre B&B était un peu plus haut et nous avons passés deux nuit par là, avec le Ben Navis (ben = mont) et ses cousins en toile de fond, perdus dans les brumes :
A bientôt, pour la suite du voyage !








